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Les vignes
Les vieilles vignes sont un peu désordre, surtout si on a comme
référence le vignoble bien ordonné, peigné
et taillé au cordeau du bordelais.
Avec le carignan ou le grenache, pas besoin d'espalier pour tenir les
sarments; la taille traditionnelle est en gobelet et permet à
chaque pied de se tenir tout seul.
La taille des vieux ceps est toujours compliquée, il faut savoir
garder l'équilibre entre la vigueur de la souche, ce gros tronc
par lequel remonte la richesse du sol et l
es sarments qui vont porter le raisin. Moins on en laisse et plus la
qualité sera concentrée dans les fruits. Chaque pied
propose entre 8 et 15 possibilités de départs de
sarments, il faut en garder 4 ou 5 tout au plus.
Chaque pied pose un dilemme. Les premières souches que l'on a
taillées nous ont pris beaucoup de temps en réflexion et
discussion jusqu'à ce que nous comprenions qu'il y a toujours
plusieurs bonnes solutions et que, petit à petit, la meilleure
devienne une évidence.
La vigilance
Quand la taille est finie, le printemps manifeste très vite son
ardeur. C'est alors que la discipline imposée par la taille se
trouve débordée par une abondance de sève qui
s'exprime par une multitude de bourgeons prêts à se
développer au pied et sur le tronc du cep. Il faut repasser dans
les rangs et supprimer les pousses indésirables. Et savoir que
la vigne ne se lassera pas de tenter d'autres sorties.
Le deuxième rendez-vous important, pour obtenir le raisin que
l'on recherche, se situe début août au moment de la
véraison. Cet état se reconnaît facilement puisque
le raisin change de couleur, il cesse d'être un
végétal pour devenir un fruit. A ce moment là, il
faut choisir ce qu'on gardera pour les vendanges : des grappes bien
situées, pas trop chargées et en nombre raisonnable.
C'est la vendange en vert. Deux mois plus tard, on débarque avec
la "colle" de vendangeurs. (Prononcer coye)
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